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20 au 27 avril 2013 : les acteurs de la santé en Aquitaine se mobilisent pour la vaccination

16/04/2013


En Aquitaine, le niveau de la couverture vaccinale est inférieur à la moyenne nationale. Aussi, à l'occasion de la semaine européenne de la vaccination, l'Agence Régionale de la Santé et de nombreux acteurs de la santé, parmi lesquels la Mutualité Française Aquitaine, se mobilisent.

La plupart du temps, les personnes qui ne sont pas à jour de leurs vaccins l'ignorent. Sans le savoir, elles se mettent en danger et prennent le risque de contaminer les personnes les plus vulnérables autour d'elles : nouveaux nés, personnes âgées ou fragiles... L'objectif général de cette semaine de mobilisation, orchestrée par l'Agence Régionale de Santé d'Aquitaine avec le soutien de nombreux acteurs et partenaires de la santé, est d'expliquer aux Aquitains les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination et de les inciter à aller vérifier auprès de leur médecin s'ils sont protégés de maladies potentiellement dangereuses pour eux ainsi que pour leur entourage. Pour cela, l'Agence Régionale de Santé a choisi de s'adresser plus particulièrement aux adolescents et jeunes adultes ainsi qu'aux professionnels de santé.

Pour en savoir plus et connaître le programme détaillé des actions organisées en Aquitaine

VRAI/FAUX SUR LA VACCINATION

Chaque jour, les professionnels de santé constatent des réticences face à la vaccination en général ou à certains vaccins en particulier. Ces inquiétudes légitimes méritent des réponses précises.

Un retard de vaccination oblige à tout recommencer.
Faux. il suffit de reprendre les vaccins là où ils ont été interrompus et de compléter la vaccination avec le nombre d’injections nécessaires en fonction de l’âge.

Les complications sérieuses de la rougeole n’existent que dans les pays en voie de développement.
Faux. Ces complications sont bien sûr plus fréquentes chez les enfants malnutris des pays en voie de développement, néanmoins elles se produisent également dans les pays industrialisés. En France par exemple, 1 cas de rougeole sur 3 conduit à une hospitalisation, et chaque année, des dizaines d’enfants conservent des séquelles irréversibles suite à une rougeole.

La vaccination est risquée.
Faux. Comme tout principe actif et comme n’importe quel médicament,
le vaccin peut entrainer des effets indésirables bien connus (fièvre, douleurs au point d’injection). On a tendance à sous-estimer la nocivité de la maladie elle-même et à surestimer le risque de la vaccination. il demeure plus risqué de ne pas être vacciné que de l’être : le risque lié au vaccin est en effet infime par rapport aux conséquences de la maladie elle-même.
il peut exister des contre-indications à la vaccination. Celles-ci sont décelées par le médecin lors de la consultation. Le vaccin ne rend donc pas malade.

Tous les vaccins n’ont pas vocation à être prescrits à tout le monde.
Vrai. L’objectif est la juste vaccination : il s’agit de vacciner les personnes concernées contre les maladies appropriées. Certaines vaccinations sont obligatoires, comme les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite. D’autres sont recommandées pour tous. Certaines, enfin, ne le sont que pour quelques uns, en fonction du profil ou de l’activité. C’est le cas pour le vaccin contre la grippe, recommandé pour les personnes fragilisées (seniors, personnes dont le système immunitaire est affaibli), ou celui contre la leptospirose dans certaines professions, notamment au contact des eaux usées.

Seul le médecin généraliste peut vacciner
Faux. Généralement, ce sont les medecins généralistes et les pédiatres
qui vaccinent la population. Cependant, il est également possible de se faire vacciner :
- dans les centres de vaccination publics
- par les services de la médecine du travail
- dans les centres de vaccination pour les voyageurs
- dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI) pour les enfants de moins de 7 ans
- par les sages-femmes qui peuvent prescrire et réaliser certaines vaccinations
- par les infirmiers sur prescription médicale

La vaccination est gratuite
Vrai et faux.
Vrai car lorsqu’elles sont effectuées par les centres de vaccination du secteur public, la plupart des vaccinations (achat du vaccin et injection) mentionnées dans le calendrier vaccinal sont gratuites (le patient n’avance pas d’argent).
Faux. Si l’injection est réalisée par le médecin traitant elle est prise en charge par l’Assurance maladie à 70%.
Les vaccins protégeant contre les maladies suivantes sont remboursés
à 65%, sur prescription médicale (la partie restante est remboursée par les mutuelles:
- coqueluche ;
- diphtérie ;
- tétanos ;
- rougeole ;
- oreillons ;
- rubéole ;
- poliomyélite (ou polio) ;
- tuberculose ;
- varicelle ;
- hépatite B ;
- infections à haemophilus influenzae B ;
- infections à papillomavirus humains (HPV) ;
- infections à pneumocoque ;
- infection invasive à méningocoque du sérogroupe C.
En ce qui concerne la vaccination ROR, et depuis octobre 2010, l’Assurance
maladie prend en charge à 100% les deux doses du vaccin pour les enfants
jusqu’à 17 ans inclus.

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